Plusieurs journalistes et professionnels de la communication se sont dans une allégresse totale, retrouvés à Cocody le jeudi 27 juin dernier pour célébrer l’anniversaire du journal Abidjan 24.
15 ans d’existence.15 ans d’excellence.15 ans de conviction.15 ans de combat et de résilience. Cette meilleure appréhension de sens et de rôle se célèbre dans la joie. Occasion pour le journal Abidjan d’inviter l’écosystème de la presse et tous les partenaires à son anniversaire le 27 juin dernier dans un complexe hôtelier à Cocody.
Plusieurs chefs de presse, responsables des organisations et association de journalistes et des autorités administratives ont répondu à l’appel pour partager cet évènement historique et mémorable. C’est dans une ambiance festive que la diva de la musique Manding Mawa Traoré et des artistes Wè ont contribué au succès de la cérémonie au plan artistique.
Dans l’euphorie totale, Patrice Pohé, fondateur et directeur de publication du journal Abidjan 24 a salué et félicité tous les invités, les partenaires et sponsors de ce grand moment de convivialité et de communion. Et sans oublier de rendre un vibrant hommage à Zio Moussa et à Alafé Wakili, tous deux des experts en communication et journalistes sollicités pour animer un panel à cette occasion sur le thème ‘’Abidjan 24, combat et résilience face aux défis’’. « Merci d’être venus malgré vos multiples activités ce jour. (…)Je vous salue pour votre présence effective. Et vous dire combien de fois, nous sommes heureux à partager l’occasion de bonheur car 15 ans d’existence de la vie d’un journal se fête. » a-t-il remercié.
Abidjan 24, pour lui, a contribué à l’épanouissement des populations et au développement de la Côte d’Ivoire à travers des écrits constructifs. « Nous exerçons ce métier et nous le faisons avec professionnalisme. Nous le faisons pour servir la nation et la démocratie. C’est pour cela, je voudrais saluer tous les confrères ici présents ce soir pour ensemble célébrer les 15 ans d’Abidjan 24. Célébrer une mission. Célébrer un combat. Je voudrais profiter de cette cérémonie d’anniversaire pour dire bravo à la presse ivoirienne et aux journalistes. »a-t-il renchérit.
Poursuivant, il a conté l’histoire de son parcourt. « Avant Abidjan 24, En tant qu’étudiant, nous avons fait nos vieux pas dans le journal Le Libéral proche Rdr, Et après le Libéral, nous avons aussi eu le privilège de diriger un organe de presse appelé à l’époque le quotidien. Et moi-même jeune déjà en 1996, j’ai crée le journal Libération. Après Libération en 2002, nous avons été contraints à l’exil. De retour de l’Allemagne en 2004, mes jeunes frères et moi, avons créé un autre quotidien appelé Dernière heure. (…)jusqu’à ce qu’en 2005 Abidjan 24 soit sur le marché. Que de chemins parcourus. Je voudrais dire qu’après ses longs moments. Abidjan 24 a ses 15 ans. Mais Patrice Pohé a 35 ans dans le secteur de la presse. »a-t-il déclaré sous un tonnerre d’applaudissements.
Pour terminer, il a exprimé une réaction affective à l’égard des journalistes de l’équipe rédactionnelle d’Abidjan 24. « Je voudrais saluer les jeunes qui m’ont accompagné dans ce combat qui n’a pas été facile »a-t-il donné un coup de chapeau à ses collaborateurs.
Le président de l’Union Nationale des Journalistes de Côte d’Ivoire (Unjci), Jean-Claude Coulibaly, représenté par son vice-président Frank Ettien Tanoh Koffi a transmis le message de tous les journalistes pour démontrer l’importance de cette cérémonie. Des témoignages inédits et pleins de dialectiques émotionnels de Honoré Sépé, de Jean-Marie Kouassi Ahoussou appelé communément JMK et Sidi Thera, nouveau président de la Confédération nationale des directeurs de publication de presse Côte d’Ivoire(Gdpci) ont été riches en enseignements. Car en toute évidence, cela a montré la fraternité et l’union entre les journalistes ivoiriens.
Combat et résilience aux défis majeurs, thème du panel a éclairé les auditeurs pour la qualité et la pertinence des communications des experts Zio Moussa et Alafé Wakili. Le problème de l’éditoriale et de l’instrumentalisation et la proximité des organes de presse à des partis politiques, selon Zio Moussa, constituent les obstacles à la presse imprimée écrite. « La presse écrite papier ne représente que 13,08%. Voilà donc les grands défis aujourd’hui de ce secteur.(…)La plupart des journaux sont adosser à des partis politiques. D’où, la baisse drastique du vente ou le recul de la consommation. La raison est que les consommateurs de l’information reprochent à la presse papier, sa connivence, sa trop grande proximité surtout son instrumentalisation par le politique. » a-t-il martelé.
Quant à Alafé Wakili, directeur de publication de l’Intelligent d’Abidjan et second paneliste, le problème de la presse écrite est véritablement lié à l’absence d’importantes ressources financières qui défavorise la gouvernance éditoriale. « Je voudrais aussi remarquer que la presse écrite en Côte d’Ivoire n’a jamais véritablement pu bénéficier pour la plupart des capitaux et des ressources importantes pour s’établir, pour démarrer et pour fonctionner. Pour une Télévision, ce sont des milliards. Et pour faire un journal à peine avec 10 millions, on démarre. »a-t-il dénoncé. Et pour terminer, il a interpelé les uns et les autres à mettre assez de moyens pour une presse écrite de qualité pouvant attirer les consommateurs. «Il n’y a personne aujourd’hui qui mettra 1 milliard pour faire un journal, alors que les télévisions, on peut mettre 5 à 10 milliards. Mais, Je vous dis donner un milliard pour créer un journal, vous verrez les résultats »a-t-il conclu. Notons que l’ex-vice-gouverneur du district autonome d’Abidjan, l’honorable Séa Jean Honoré et Dr. Guei Robert, Vice-gouverneur du district autonome des montagnes étaient présents.
Dao Chaba